lundi 30 avril 2007

Souvenirs, souvenirs...


Qu'il est loin le temps où François Bayrou fustigeait "compère et commère"... Je n'ai pu m'empêcher de repenser à cette déclaration où François Bayrou était persuadé que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal avaient pour "programme commun" d'être "les seuls à pouvoir figurer au second tour".

Au regard de ce "fameux" débat, ne serait-on pas en mesure de dire que François Bayrou et Ségolène Royal ont pour programme commun d'empêcher Nicolas Sarkozy de gagner au second tour ?

Dans l'art d'être opportuniste , Bayrou est passé maître en la matière !

Timothé M.

dimanche 29 avril 2007

I love techno, I vote Sarko !

Histoire de se détendre une semaine avant le jour J. Le groupe Action discrète veut démontrer qu'on peut "avoir des parents de gauche, aimer la techno et voter Nicolas Sarkozy". On adore !

Seul le lien initial est désormais affiché sur Criticus, Dailymotion ayant supprimé la vidéo.

Je vous recommande aussi :

Comment relancer la campagne des "Bayouristes"
Sortir de la crise du CPE

Timothé M.

samedi 28 avril 2007

Les Moujahidine du peuple votent Royal

Lu à l'instant sur le site du Figaro, d'après une dépêche AFP:

"Le mouvement de résistance iranien des Moujahidine du peuple (OMPI), réfugié en Irak, a appelé samedi ses sympathisants français à voter pour la candidate socialiste Ségolène Royal à l'élection présidentielle lors d'un rassemblement au nord de Bagdad."

Décidement, on frise le ridicule avec ces consignes de vote. A quand l'appel du colonel Kadhafi à voter Sarkozy ?

Timothé M.

Lettre à un ami ou Pourquoi je vote pour Nicolas Sarkozy

Bonjour B. C.,

Tu as raison, le français n'est pas la seule alternative à l'anglais: il y a aussi l'arabe, le chinois, l'espagnol et le russe...bref, le tout constitue les six langues officielles de l'ONU et il serait temps que ces six langues, plus le portugais (Brésil émergent oblige) y soient réellement promues. Tu l'as donc compris, je ne suis pas d'accord avec tout ce que dit Claude Hagège dans cet article du Figaro: mais il n'a rien d'"ultra-patriotique".

Il est internationaliste au bon sens du terme, et sans se limiter à ne voir que "compétition entre les nations", il récuse l'idée d'une "culture mondiale" dominée par un anglais simplifié. Je m'en réjouis.

Je ne suis pas non plus d'accord avec tout ce que dit, fait et propose Nicolas Sarkozy. Je suis de plus ouvert au débat sur ce candidat (et d'autres). Je n'ai pris ma décision définitive de voter pour lui que le 20 mars, date de la publication officielle de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel.

Auparavant, et ce depuis septembre 2006, j'ai pris le soin de lire, écouter et regarder une palette très large de médias (de Libération et du Nouvel Observateur au Figaro et au Point, en passant par Radio France, TF1, France Télévisions, L'Express, Le Monde, etc.) J'ai également comparé les programmes et j'ai été attentif à tous les débats des pages "Opinions".

Je n'ai arrêté mon choix qu'en fonction d'une seule exigence: quel candidat, une fois parvenu au pouvoir, saura le mieux redresser la France? (excuse ma "réac' attitude", mais moi, j'aime la France)

Après avoir beaucoup réfléchi, en me disant quand même que j'aurais sans doute préféré que le candidat de l'UMP soit Dominique de Villepin, j'ai conclu que le seul candidat apte à redresser la France donc, était Nicolas Sarkozy. Je te remercie de vouloir m'éclairer, mais ma décision est déjà prise.

Et ce n'est certainement pas le fameux "dossier" paru dans Marianne, mal écrit, prétentieux, fait de rumeurs et de bruits de couloirs, qui me fera changer d'avis. Il y a trois choses (parmi tant d'autres!) scandaleuses dans ce brûlot unilatéral et haineux: d'abord, Marianne essaie de faire croire, en tant que "dernier vestige de la presse libre" (pour qui se prennent-ils?!), qu'il est le premier medium, une semaine avant le premier tour, qui ait osé dévoiler "le vrai Sarkozy". C'est inexact et ne trompe personne: comme si les médias n'avaient jamais ouvertement critiqué Sarkozy! Pour preuve, je te donnerai juste les intitulés des programmes présidentiels mis en ligne sur le site de Libération: "Nicolas Sarkozy, tonton flingueur libéral" opposé à "Ségolène Royal, femme battante". Je crois que cela est suffisamment éloquent pour faire douter de la bonne foi de Marianne. Bonne foi, de plus, qui est invérifiable: dans tout son réquisitoire véhément, l'équipe de Jean-François Kahn ne donne aucune preuve tangible de ce qu'elle avance. Des rumeurs et des bruits de couloir, donc, mais aussi, et surtout, des parallèles sans fondement entre Sarkozy, Bush, Pinochet, Franco, Berlusconi, Haider... Un amalgame au mépris des victimes des vrais dictateurs.

Troisième, dernier, et incontestable motif de colère devant ce pamphlet impitoyable: Marianne, ainsi que d'autres médias tels que Charlie Hebdo, reproche à Sarkozy de jouer sur les peurs des Français.

Mais qui essaie de faire peur dans cette campagne? N'est-ce pas, à une semaine du premier tour, ces démocrates ou prétendus tels, conscients que Nicolas Sarkozy est favori à l'élection présidentielle, qui laissent entrevoir un danger de dictature s'il venait à être élu? Qui, de facto, se posent dès l'abord du scrutin en annonceurs de catastrophes, pour ensuite se faire justice de nous avoir bien "avertis"?

N'essaient-ils pas de justifier les émeutes anti-démocratiques qui risquent en effet de survenir si Sarkozy l'emporte, ou s'ils ne les justifient pas, de faire peur à l'électorat modéré, effrayé par le désordre?

Ce libelle insultant est inacceptable, mais j'ose espérer que, le 6 mai, les Français ne s'y tromperont pas.

En ce qui me concerne, je voterai pour Nicolas Sarkozy parce que je veux, après avoir constaté les bienfaits de l'économie libérale lors des mes voyages en Amérique du Nord, que la France devienne enfin un pays libéral, où le travail, le talent et la prise de risque seront justement rétribués.

Que l'Europe, qui est certes notre avenir commun, n'oublie pas qu'elle est un sous-ensemble de la civilisation occidentale, et qu'à ce titre, sa politique doit renforcer les liens existant avec ses alliés naturels: les États-Unis, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud. Si la politique de l'Europe était davantage conciliante à l'endroit des États-Unis, peut-être pourrions-nous mieux nous protéger contre le danger effectif d'américanisation des cultures européennes. Tout simplement parce qu'en nous voyant enfin comme des amis dont ils ont besoin et non comme des concurrents, les Américains seront enfin plus sensibles à notre exigence de diversité linguistique et culturelle.
Nicolas Sarkozy est le seul candidat qui ait pris conscience de la nécessité de ce rapprochement.

C'est aussi, enfin, le seul candidat dont la pratique politique (et non la posture dans laquelle se complaisent Ségolène Royal et François Bayrou) défende réellement les idéaux qui furent jadis ceux de la gauche et que cette dernière a abandonnés à la droite: la République, la méritocratie, le travail.

C'est donc pour toutes ces raisons, parmi d'autres, que je voterai, le 6 mai, pour Nicolas Sarkozy.

Par ailleurs, je comprends ton hostilité à son encontre (sache que, si je vote pour lui, je n'aime pas pour autant le personnage) et donc que tu votes pour Ségolène Royal. C'est ton droit. Je le respecte.

Roman Bernard

vendredi 27 avril 2007

"Je n’en ai pas la preuve, mais j'en ai la certitude"


«Lorsque j'ai tenu une conférence de presse mercredi, j'ai parlé de la part de Nicolas Sarkozy d'intimidation et de menace. C'est exactement là qu'on en est». François Bayrou a-t-il des preuves ? «Je n’en ai pas la preuve, mais j'en ai la certitude». Cliquez ici pour écouter l'émission sur RTL ce matin.

D'autres, anonymes ou personnalités, ont souhaité réagir :

George W. Bush : "Saddam Hussein a des armes de destruction massive. Je n’en ai pas la preuve, mais j'en ai la certitude".

Raymond Domenech "Fabien Barthez est le meilleur et donc numéro 1. Je n’en ai pas la preuve, mais j'en ai la certitude"

"Dédé", client du "café du commerce" : "Si le temps est détraqué, c'est de la faute de la bombe atomique. Je n’en ai pas la preuve, mais j'en ai la certitude".

G.P., militant UDF (que nous connaissons bien) : "Il n'y aura bientôt plus qu'une nation humaine qui devra s'unir face aux extra-terrestres. Je n’en ai pas la preuve, mais j'en ai la certitude"

Timothé M.

vendredi 20 avril 2007

Le délit de belle gueule

Non, il ne s'agit pas d'évoquer les méfaits de l'alcoolisme lié à la consommation de l'excellente bière québécoise "Belle-Gueule" -j'en profite pour saluer le Québec et les Québécois!- mais plutôt de parler, en cette toute fin de campagne présidentielle, d'un mal typiquement français, gaulois devrais-je dire: le délit de belle gueule.

Il semble que la France, du moins dans ses profondeurs -"profondeur", au sens mental s'entend-, éprouve une irrémissible aversion pour tout ce qui pourrait, en son sein, réussir. Avant de rentrer dans les détails, je rappellerai un fait dont aucun connaisseur du vélo ne me contestera la validité: les Français ont toujours préféré Raymond Poulidor à Jacques Anquetil, sans considération du fait que "Poupou" n'a jamais rien gagné alors qu'Anquetil a remporté cinq fois le Tour de France.

De la même manière que l'Olympique lyonnais et son président Jean-Michel Aulas, qui viennent de remporter un sixième titre de champion de France consécutif et ont été présents quatre années de suite au deuxième tour de la Ligue des Champions, doivent continuer à essuyer les critiques, les sarcasmes, parfois les railleries, de ces journalistes qui savent tellement comment il faudrait jouer au foot qu'ils en ont oublié de pratiquer le moindre exercice. Je ne fais pas allusion qu'à Pierre Ménès.

Cherchez l'erreur.

Appliqué à la politique, cela donne, lorsqu'un homme semble sur le point de réussir à accéder au pouvoir, une diabolisation de sa personne, ses idées ou sa méthode n'ayant plus alors d'importance: on déteste le vainqueur annoncé non par ce que les conséquences réelles ou supposées de sa victoire font redouter, mais bien parce qu'il est le vainqueur à venir, et que les Français, quoiqu'ils s'en défendent, n'aiment pas les vainqueurs. Cela est d'autant plus vrai lorsqu'on n'a rien à lui opposer.

De la rébellion de la Fronde contre le cardinal Mazarin à la campagne de désinformation à l'endroit de Nicolas Sarkozy, culminant cette semaine dans l'hebdomadaire Marianne, en passant par les cris de "le fascisme ne passera pas!" proférés à l'encontre du général de Gaulle lors de son retour aux affaires en 1958, une tendance de fond semble se dégager dans l'histoire de France qui accrédite l'idée selon laquelle les Français sont opposés à tout ce qui pourrait incarner l'ambition, le succès, la réussite.

Tant que l'on était glücklich wie Gott in Frankreich, cette préférence du faible au fort n'avait que peu d'incidence sur l'avancée du pays dans l'histoire. Le prestige de la France permettait toujours que triomphe, sinon le plus fort -songeons à l'échec final de Napoléon Ier-, du moins ses idéaux. C'était l'époque où la France ne se vidait pas de ses talents comme elle le fait aujourd'hui, comme l'hebdomadaire américain Time le rappelait dans son édition du 5 avril dernier. Cette époque est désormais révolue.

Il serait vain et injuste de rechercher dans la Révolution française, celles de 1830 de 1848, ou même dans la Commune de Paris de 1871, les raisons de ce triomphe du faible sur le fort qui semble être la clé de la langueur de la France contemporaine.

Ces révolutions n'ont jamais empêché que leur succèdent des phases de spectaculaires rebondissements, comme l'Empire, la Monarchie de Juillet, le Second Empire ou la Troisième République, portant à leur tête les hommes les plus brillants de leurs générations respectives. Non, le mal vient plutôt de Mai 68, qui a vu, scandale inouï et avec lequel la complaisance est encore trop grande, des leaders d'opinion opposer comme un symbole de justice la figure de Mao Tsé-Toung, bourreau de la Chine, à celle du général de Gaulle, homme du 18-Juin, de la décolonisation et de la Ve République.

Depuis cet épisode de sinistre mémoire, une réelle transmutation des valeurs s'est opérée dans l'opinion, qui a conduit à considérer le bien comme le mal et vice-versa.

Vous l'aurez compris, l'un des enjeux de cette campagne est que l'on remette, et Nicolas Sarkozy n'aura pas le droit à l'erreur s'il est élu, les valeurs à l'endroit.

Ainsi pourra-t-on enfin appréhender les problèmes de la France tels qu'ils se présenteront à nous. Et ceux qui taxeront ma thèse de "réactionnaire" ou "fasciste" ne feront que lui donner davantage de crédit: le faible aime à abaisser le fort.

Surtout en France.

Roman Bernard

jeudi 19 avril 2007

Le crépuscule de la bien-pensance...ou de la France

De la même manière qu'à la tombée d'un jour suffocant d'été, l'orage apparaît souvent comme le seul remède à la chaleur, la crise profonde que traverse la France peut faire espérer une rupture radicale, qui libèrera enfin toutes les énergies d'un pays anesthésié par des décennies d'étatisme et d'égalitarisme stériles.

L'homme avisé guette depuis quelque temps les signes avant-coureurs de cet éclatement, en s'imaginant qu'il sera nécessairement favorable à l'idée qu'il se fait de la nécessité des réformes.
C'est ainsi que certains, à gauche surtout, espèrent que l'élection probable de Nicolas Sarkozy provoquera, par son rejet massif, la révolution qu'ils appellent de leurs voeux -mais qui n'aura cette fois rien de français-.
D'autres, plus libre-penseurs -et donc plus solitaires- espèrent qu'à force de nier l'évidence de la crise, les bien-pensants, de gauche comme de centre-droit, seront cette fois contraints d'accepter la réalité de cette crise morale de la société française et les réformes nécessaires pour la surmonter.

Et puis, parfois, le libre-penseur, qui parle à l'infini sur son blogue sans être sûr d'être seulement entendu, se prend à désespérer.

C'est ce qui arriva à votre serviteur lorsqu'il lut, le 18 avril 2007, cet article inepte du Monde , qu'un historien de gauche, Benjamin Stora, spécialiste de la guerre d'Algérie et de l'éternelle repentance de la France qui lui est assortie, cosigna, avec Lilan Thuram, connu pour ses prises de position aussi fréquentes qu'incongrues, Guy Bedos, pour qui la satire se limite à celle de la droite, Diam's -j'ignorais qu'elle savait signer- et tant d'autres symboles de la déchéance culturelle et morale de la France.
Les Zola de carnaval ont cru bon, leur pamphlet s'intitulant "Abus policiers, crise de citoyenneté", de mêler à leurs signatures celle de Joey Starr, toujours prompt à dénoncer la violence policière -celles commises à l'encontre d'une hôtesse de l'air n'ont en revanche pas gêné les signataires-.
Que l'on s'indigne des violences policières lorsqu'elles surgissent de façon excessive, rien de plus normal. Il faut toutefois préciser que celles-ci s'inscrivent dans un contexte d'affrontemenent permanent entre la police et la population et que le bilan est sans doute plus lourd pour les forces de l'ordre que pour les citoyens. Une précaution que n'ont pas jugée nécessaire les rédacteurs de cet article.
Mais que l'on s'associe à ce symbole de la violence des banlieues pour s'élever contre la police me semble choquant à deux égards.
D'abord, il me semble que l'on oublie, ce faisant, de préciser que les forces de l'ordre, si elles ont parfois fait preuve de violences abjectes -dans le contexte d'affrontement défini plus haut-, ont certainement aussi permis de prévenir des violences bien plus graves encore, comme le montre le cas de ce policier obligé de tirer sur deux supporters du PSG pour protéger un spectateur promis à la mort.
Ensuite et surtout, il m'est apparu évident que ce que les auteurs de cet édifiant article visaient, c'était moins la police que l'État dont elle assure la défense.
L'État, et avec lui, bien qu'ils s'en défendent, la République, la nation, la démocratie...bref, une chronique subversive qui doit faire redouter les années à venir: comment pourrons-nous encore vivre ensemble si ceux qui ont la lourde charge d'éclairer leurs concitoyens font preuve de la mauvaise foi la plus consommée pour abaisser ce que la France a mis des siècles à construire?

Je parlais plus haut des vertus de l'orage: s'il est nécessaire qu'il éclate, il est non moins nécessaire qu'il n'éclate pas de manière trop brutale -et donc pas trop tard-, car dans le cas de la France, je ne suis pas certain que cette vieille nation supporterait une nouvelle révolution.
Le programme de Nicolas Sarkozy a le mérite de trouver des solutions aux principaux problèmes de la société française à un moment où il est encore possible de les solutionner.

Si la France rate cette chance historique, je ne suis pas sûr qu'une nouvelle lui sera donnée en 2012, après l'échec probable de la politique de Ségolène Royal si elle venait -à Dieu ne plaise!- à être élue.
Ce dont je suis en revanche convaincu, c'est que nos amis occidentaux, qu'ils soient britanniques, américains ou allemands, qui espèrent en vain depuis une vingtaine d'années que la France se relève pour les aider dans la terrible compétition mondiale à venir, ne nous attendront pas davantage.

Et dans le XXIe siècle qui s'annonce, quand on est seul, on est mort.

Roman Bernard

mardi 10 avril 2007

Le temps d'un voyage, et on revient...

Pas de billets sur Criticus cette semaine. Pour deux raisons. La première, c'est que le premier tour approche et que la campagne commence à devenir sérieusement nauséabonde. Voir ici et .



La seconde, c'est que nous sommes à Montréal jusqu'à la fin de la semaine, donc pas le temps de beaucoup poster !

A bientôt,

Timothé M.

mercredi 4 avril 2007

Une manif' de droite

Vue sur DailyMotion et relayée par Versac, c'est à mourir de rire :-D.



Timothé M.

mardi 3 avril 2007

Qui connaît François Bayrou ?

Vu de l'étranger, et plus particulièrement des États-Unis où je réside en ce moment, il est intéressant de constater que le "le candidat du peuple" ne jouit pas de la notoriété de "compère et commère" outre-Atlantique.

Au Québec, par exemple, on commence tout juste a s'y intéresser. Avant que le phénomène ne disparaisse ?

J'en discutais encore la semaine passée avec d'autres Européens et Américains, seuls les plus au fait de la politique internationale en avaient entendu parler et encore, la plupart n'ont pas la moindre idée de ce qu'il représente.

Peut-être est-ce dû a l'absence de déplacements marquants a l'étranger du candidat Bayrou ? Nul doute que celui de Nicolas Sarkozy aux États-Unis et ceux de Ségolène Royal au Proche-Orient et en Chine ont davantage fait parler d'eux.

Mais il y a sans doute d'autres explications. Car ici, celui que beaucoup de gens connaissent comme le "troisième homme" , ce n'est pas lui, mais Jean-Marie Le Pen.

Timothé M.

lundi 2 avril 2007

La gueule de l'emploi

La semaine passée, iPol a lancé, en collaboration avec sitoyen.fr une rubrique appelée "futur président". Il s'agit de brefs entretiens vidéos dans lesquels chaque jeune militant, selon le candidat qu'il soutient à la présidentielle de 2007, répond sur un thème précis ("Quel régime ?", "Dette publique", etc...).

Premier constat amusant, seuls François Bayrou, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont le droit d'appartenir à la catégorie "Futurs présidents". Les autres candidats devant se contenter de l'étiquette "Alters présidents".



Le seul intérêt que je trouve à tout cela, c'est de voir à quel point ces "djeun's actifs en politique" ont le physique, l'allure, voire l'attitude de leur candidat. Pour certains on croule sous les clichés (voir chez les alters présidents).
D'autant que leurs réponses n'étant pas bien originales (on est dans la copie conforme -avec plus ou moins de talent- du discours de leur candidat favori), je ne trouve pas que cela fasse franchement avancer le débat. Au contraire, cela conforte plutôt dans l'idée que les jeunes aux cheveux gras votent PC et que les jeunes à la coupe militaire votent MPF.






Peut-être du délit de sale gueule me direz-vous, mais moi j'adore (presque autant que les vidéos de NSTV).

Timothé M.